Qui sommes-nous ?

Présentation
La SEPANSO Pyrénées-Atlantiques (64)
Fondée en 1971 et agréée par l’État, la SEPANSO Pyrénées‑Atlantiques est une association indépendante de protection de l’environnement, affiliée à la fédération SEPANSO Aquitaine et à France Nature Environnement.
Elle défend l’intérêt général environnemental en analysant les projets, en participant aux instances de concertation et en veillant au respect du droit national et européen.
Force de vigilance citoyenne, elle intervient pour prévenir les atteintes aux milieux naturels, protéger la biodiversité et garantir un cadre de vie sain pour les habitants du département.

Nos valeurs
La SEPANSO Pyrénées‑Atlantiques possède une légitimité d’action forte, construite à la fois par son histoire, son ancrage institutionnel et ses valeurs fondatrices.
Ses valeurs — indépendance, défense du bien commun, protection des écosystèmes, résistance aux lobbies qui rongent les milieux naturels — structurent une action cohérente, constante et profondément tournée vers l’intérêt général environnemental. Elles s’expriment dans une vigilance de terrain, une expertise citoyenne, et une capacité à saisir la justice lorsque nécessaire .
La SEPANSO 64 est légitime parce qu’elle est reconnue, expérimentée, indépendante, et guidée par une mission claire : protéger la nature, les citoyens et l’intérêt général face aux pressions qui menacent les équilibres du vivant.
La SEPANSO 64 est une force citoyenne entièrement bénévole, animée par des femmes et des hommes qui consacrent leur temps, leurs compétences et leur énergie à la protection de l’environnement. Ce fonctionnement repose sur une générosité authentique : chaque action, chaque analyse, chaque intervention sur le terrain est le fruit d’un engagement volontaire, sans aucune contrepartie autre que la volonté de défendre le bien commun.
Être bénévole à la SEPANSO 64, c’est choisir de mettre son expertise, sa disponibilité et sa sensibilité au service de la nature, des écosystèmes et du cadre de vie des habitants. C’est aussi incarner une indépendance citoyenne forte, qui permet à l’association de porter une voix libre dans les instances de concertation et de décision .
Cette dimension bénévole confère à l’association une légitimité morale singulière : elle agit sans intérêt particulier, uniquement guidée par la défense de l’environnement, la vigilance écologique et la préservation du bien commun.
Notre histoire
CRÉATION de la SEPANSO Pyrénées-Atlantiques (64)
L’association a été fondée en 1971 sous la dénomination S.E.P.A.N.S.O. Béarn Pyrénées ».
Déclaration administrative : 23 mars 1973 en 1973. Enregistrement en préfecture. Publication au JO : 3 avril 1973
Affiliation : SEPANSO Sud‑Ouest / FNE
Agrément environnement : 20 mars 1978, renouvelé le 20.12.2022.

La SEPANSO 64 s’inscrit dans l’histoire longue de la fédération SEPANSO, reconnue d’utilité publique et affiliée à France Nature Environnement. Son origine départementale remonte au 17 décembre 1971, lorsqu’une poignée de militants déjà engagés au sein de la SEPANSO Aquitaine se réunit dans une salle de cours de la faculté de Lettres de Pau. Autour de Pierre Davant, secrétaire régional, de Bernard Charbonneau, Bernard Hourcade, Monique Larqué, Max Crouau, et du premier bureau composé notamment de Joël Tanguy Le Gac, Jean‑Claude Bouchet et Michel Rodes, naturalistes, géographes et amoureux de la nature posent les bases d’une association indépendante, déterminée à défendre les richesses naturelles des Pyrénées‑Atlantiques.
Dès les années 1970, l’association départementale se distingue par un engagement pionnier dans un territoire paradoxal : l’un des départements les plus riches d’Aquitaine par ses milieux naturels, mais soumis à de fortes pressions industrielles, agricoles, touristiques et immobilières. Elle décide très tôt de lever le voile sur les problématiques environnementales du bassin industriel de Lacq, malgré l’opacité qui entoure alors les activités chimiques et les risques sanitaires. Les alertes sur les rejets de dioxyde de soufre, les travaux du laboratoire de Lagor, les prises de parole de scientifiques et la publication d’un dossier dans La Gueule ouverte en 1973 marquent durablement son histoire.
Au fil des décennies, la SEPANSO 64 développe une expertise citoyenne en analysant les documents officiels, les arrêtés préfectoraux, les rapports de la DREAL et les données toxicologiques, afin de rendre visibles les impacts sur la santé, l’air, l’eau et les sols. Elle siège dans les instances de concertation, interpelle les autorités, mobilise les riverains et saisit la justice lorsque le droit de l’environnement n’est pas respecté. Cette vigilance s’est notamment exprimée dans le suivi des pollutions industrielles de Lacq, des torchères, des substances toxiques et des risques sanitaires, jusqu’aux recours engagés contre plusieurs acteurs industriels.
L’histoire de la SEPANSO 64 est aussi celle de grands combats de territoire. Dans les Pyrénées, l’association s’est mobilisée contre des projets d’aménagement destructeurs, comme ceux du Soussouéou, du Bénou, de l’Oule ou d’Ahusky, défendant les vallées, les estives et les paysages face à des programmes touristiques ou immobiliers disproportionnés. Elle s’est également opposée aux atteintes portées aux rivières, aux gaves et aux espèces migratrices, dénonçant les pratiques de prédation sur l’anguille, l’alose ou le saumon et contestant des décisions préfectorales contraires au principe de précaution ou aux exigences Natura 2000.
Dans le même esprit, la SEPANSO 64 a renforcé son action sur la côte basque et le milieu marin. Les travaux et projets récents autour des zones marines de la côte basque, notamment dans le cadre d’IZKIRA, prolongent cette histoire : rassembler les connaissances scientifiques, cartographier les habitats naturels, documenter les pressions anthropiques, mobiliser les plongeurs bénévoles et produire des éléments d’aide à la décision pour renforcer la protection des milieux marins et littoraux.
L’association s’est également illustrée dans la lutte contre les pollutions et les risques industriels. À Lescar, elle a alerté sur les dangers de l’usine d’incinération, plaidant pour le tri et le compostage alors que les émissions toxiques et les manquements à la réglementation étaient minimisés. Ces combats ont contribué à faire reconnaître publiquement des atteintes graves à la santé et à l’environnement, confirmant la nécessité d’une vigilance indépendante face aux industriels comme aux autorités de contrôle.
Aujourd’hui, la SEPANSO Pyrénées‑Atlantiques demeure une force citoyenne structurée, portée par des bénévoles, des scientifiques, des juristes, des riverains et un réseau de veille locale. Son action s’inscrit dans le temps long : informer, documenter, alerter, proposer et défendre l’intérêt général environnemental face aux pressions qui menacent les équilibres du vivant. Des combats historiques de Lacq, du Soussouéou ou de Lescar aux dossiers récents sur les zones humides, la pêche aux migrateurs, les sites Natura 2000 et la protection du littoral basque, elle poursuit une même exigence : préserver un territoire vivant, sain et respectueux de la nature.
La Sepanso 64 a de nombreuses relations avec les associations locales.

Chronologie
Réunion fondatrice de la SEPANSO 64 à Pau, autour de militants naturalistes, géographes et défenseurs de la nature déjà engagés au sein de la SEPANSO Aquitaine.
Premières alertes sur le bassin industriel de Lacq : l’association conteste l’omerta autour des rejets polluants et contribue à rendre publique la question des risques sanitaires et environnementaux.
Mobilisation contre les projets d’aménagement destructeurs en montagne, notamment au Soussouéou, et affirmation d’une écologie indépendante face aux pouvoirs publics et aux intérêts économiques.
Poursuite des combats pour les vallées, les gaves, les espaces naturels, le littoral et les espèces protégées ; consolidation d’un réseau de veille et d’alerte dans tout le département.
Les dossiers liés à l’incinérateur de Lescar confirment les alertes anciennes de l’association sur les pollutions industrielles, les risques sanitaires et le défaut de contrôle effectif.
L’association documente et dénonce l’usage anormalement continu des torchères industrielles, contraire à la réglementation, en s’appuyant sur les rapports d’inspection et les arrêtés préfectoraux.
Elle met en lumière des pratiques industrielles non conformes, notamment chez SOBEGI et ARKEMA, et alerte sur les risques liés aux rejets atmosphériques et substances CMR.
La SEPANSO 64 suit de près la réintroduction de l’ours en Béarn et les évolutions de la population, soulignant les enjeux de coexistence et de protection des troupeaux.
Elle publie un livret d’enquête sur Lacq, réalisé avec un groupe de travail composé de riverains, scientifiques et juristes bénévoles, pour informer les élus et citoyens des impacts environnementaux et sanitaires des 20 sites SEVESO de Lacq.
L’association poursuit ses actions juridiques et obtient des avancées sur la régulation du torchage industriel, tout en dénonçant les autorisations contraires à la législation européenne .
Elle mène des combats contre des projets destructeurs de zones humides et habitats protégés, notamment aux Barthes d’Ilbarritz, en documentant les atteintes à la biodiversité (Cistude, zones humides, îlots de fraîcheur).
Développement du projet IZKIRA sur la côte basque : collecte de connaissances, cartographie des habitats marins, étude par ADN environnemental et appui à la réflexion sur des zones de protection renforcée.
La SEPANSO 64 obtient une victoire juridique majeure : suspension de la pêche aux filets du saumon, de la grande alose et de la lamproie dans les sites Natura 2000, pour absence d’études d’incidences