Utilisation du gaz de Lacq

 

Composition du gaz Le gaz de Lacq est essentiellement composé de méthane à (69.3%), d’hydrogène sulfuré (15.8%), d’éthane (3%), de propane (0.9%) de butane (0.4%) ainsi que quelques essences légères en petite quantité en particulier du benzène. Une fois que le gaz est épuré sur site, il est envoyé dans les réseaux de gaz du Sud-Ouest (Elf et GDF). Ce gaz sert aussi pour l’industrie chimique. L’hydrogène sulfuré (H2S) Ce gaz a posé beaucoup de problèmes pour permettre l’exploitation du gaz de Lacq. Elle (...)

1957-2013 : 56 ans d’exploitation du gaz de Lacq

 

Le 14 octobre 2013, le groupe TOTAL a arrêté la production du gaz commercial du bassin de Lacq. Une page importante de l’histoire industrielle du Béarn est ainsi en train de se tourner. Une histoire marquée par l’immobilisme des services de l’État, la privatisation des profits, la collectivisation des risques et des pollutions. Des pollutions massives Un demi-siècle d’exploitation gazière et de chimie fine, évoluant au gré de l’avancée des techniques et des normes de sécurité environnementales et (...)

ARKEMA MONT, un procédé unique au monde

Ou : le CCl4, la couche d’ozone et la pollution de l’eau

 

Communiqué de presse du 24 septembre 2013 On peut dire que l’un des plus gros problèmes environnementaux qui se pose sur le complexe de Lacq est celui du CCl4 ou tétrachlorure de carbone. CCl4 3 lettres et un chiffre pour désigner un composé chimique chloré. Dans son unité Lactame, ARKEMA Mont utilise le CCl4 comme solvant. Dans les rapports présentés au CODERST il est noté, qu’ « il n’existe pas d’autres installations utilisant ce type de procédé dans le monde » Nous pourrions presque en être fiers. (...)

« Au moins, les Béarnais ont-ils la culture du risque ? » (sic)

 

L’opacité régnante sur le complexe de Lacq est certainement l’un des problèmes majeurs de ce territoire. En 1957 et 1958, des réunions de plus d’un millier d’agriculteurs furieux de voir leurs récoltes brulées par le gaz se déroulèrent à Mourenx. Pour éviter les procès, les industriels et les élus créèrent un « Comité d’Union ». Il s’agissait de répartir les indemnités aux victimes. C’était le début du silence ou de la prétendue culture du risque. Deux députés successifs de la circonscription, tous deux (...)

Adiu praube praube *

 

Le départ de TOTAL a donné lieu à toute une série d’articles dans les journaux locaux vantant « le redéploiement en marche » de la zone industrielle. Lacq : ce fut « une formidable aventure » nous diront quelques anciens salariés interrogés. Peu de personnes connaissaient les résultantes d’une telle activité, et si l’on savait on se taisait. La seule et unique enquête épidémiologique remonte aux années 1970 et personne ne se souvient vraiment de ses conclusions. L’implication des syndicats sur ces (...)