L’autoroute Pau-Oloron : illégale, ruineuse, destructrice, inadaptée

Communiqué de presse Code Béarn/Sepanso du 10 mars 2011

 

Trois recours juridiques 

Jean Roca, Maire de Poey de Lescar adresse un recours gracieux auprès de Mr le Préfet.

Code Béarn et Sepanso sont bien décidés à aller devant le Tribunal administratif puisque ce projet viole plusieurs lois :

  • la loi Grenelle nº 2009-967 du 3 août 2009, article 1 et suivants, qui n’accepte de nouvelle infrastructure routière que pour cause de desserte locale ou de sécurité. Or, il s’agit de reprendre le projet DDE A650 dit Axe E 07. La lettre du Préfet, Ph. Grégoire, du 1er avril 2004 à Mr le Maire de Poey, précisait que ce projet déjà ramené à deux fois une SEULE voie était « un scénario d’aménagement qui a été défini pour la liaison routière Pau-Oloron en vue de la relance de l’aménagement de la liaison entre Pau et le tunnel du Somport ». Bref du prétendu « local » on avoue un axe international ! C’est hors la loi !
  • la loi LOTI n° 82-1153 du 30 décembre 1982. Cette Loi sur l’Organisation des Transports Intérieurs exige un comparatif avec d’autres solutions, routières ou ferroviaires. Or d’emblée, les collectivités locales excluent, sans étude, et le rail et la RN 134.
  • le Code de l’Urbanisme, article 121-1 : maîtrise des besoins et de la circulation automobile. On sait que chaque année 75 000 hectares disparaissent sous le goudron et le béton, ce genre de voie routière favorisant l’extension du mitage pavillonnaire. La superficie d’un département entier disparait tous les huit ans. Ici, il faudrait détruire 400 ha, plus 60 ha à Poey et Lescar auxquels s’ajoutent les pavillons, etc.

Code Béarn et Sepanso saisissent la Commission Nationale du Débat Public car la Loi du 27 février 2002 sur la participation du public n’est pas respectée. France Nature Environnement a ainsi obtenu un débat pour la liaison Toulouse-Castres. Rappelons que la « concertation DDE » de 2007 portait sur le tracé et non sur l’opportunité ou non de cette prétendue « Pau-Oloron ». On veut nous faire croire que le projet de 450 millions d’€ serait ramené, certes avec des économies annoncées, à seulement 285 M€ pour éviter le débat public. La CNDP tranchera !

Ce que nous voulons 

- Améliorer les déplacements de nos concitoyens :

  • réaménager complètement la RN 134,
  • améliorer l’offre TER, rouvrir le Canfranc,
  • revitaliser le réseau routier secondaire avec plus de bus.

- Une vision à long terme de l’aménagement de notre territoire pertinente écologiquement et économiquement et au service de tous.

- Porter un débat public, avec nos propositions et nos analyses pour améliorer l’offre de transport sur notre territoire à partir d’un débat démocratique construit sur une connaissance des enjeux et des conséquences des décisions que prennent nos élus.

Conclusion 

Rappelons que de l’aveu de la DDE, la modernisation-sécurisation de la RN 134 coûterait un tiers moins cher (Cf. le CR de Concertation DDE page 20 du 21 mai 2005). C’est conforme aux estimations habituelles (rapport du Sénat du 6 février 2008).
Pour beaucoup moins cher que ces 24 km de goudron, on doit ouvrir le Béarn sur l’Espagne grâce au Canfranc avec l’hydroélectricité des Pyrénées.