Audit gratuit des 20 ans de l’IPHB par la SEPANSO Pyrénées-Atlantiques

Communiqué du 6 octobre 2013

 

À l’abri du regard du contribuable des Pyrénées-Atlantiques, une énième escarmouche oppose ces jours-ci les dirigeants de l’IPHB et ceux du Conseil général à propos de l’audit de l’action de l’institution présidée depuis bientôt 20 ans par Jean Lassalle.

Cet audit, prévu à l’article 12 des « Fondements de la charte » doit faire l’objet d’une expertise spécialisée par appel d’offre international. Lorsqu’on sait le coût faramineux des précédents bilans, on comprend qu’en ces temps de rigueur économique, le Conseil général qui finance en partie la structure ait son mot à dire. Et on comprend aussi l’inquiétude de l’IPHB.

Car la simple lecture du titre de la « Charte de développement durable des vallées béarnaises et de protection de l’ours » signée le 31 janvier 1994 et qui est encore l’unique texte de référence concernant l’IPHB suffit à juger de l’action de l’institution.

Les premiers mots du préambule rappellent en effet que : « La protection des derniers ours français qui est une obligation pour l’État s’est déroulée jusqu’à ce jour dans un contexte difficile... ». Et les rédacteurs de la charte de conclure : « Tous les cosignataires ont convenu de mettre en place contractuellement un nouveau mode de gestion permettant simultanément la protection de l’ours et le développement durable des vallées béarnaises. »

Sachant qu’il ne reste plus en Béarn qu’un seul ours issu de la réintroduction effectuée en Pyrénées centrale et qui ne doit donc rien à l’IPHB, le bilan est facile à faire : l’IPHB a échoué dans la mission qui était la sienne. Certes, elle mène d’autres actions, mais rien qui ne puisse être fait par les services existants dans ces domaines. La Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) des Pyrénées-Atlantiques ne peut-elle s’occuper du pastoralisme ou de la forêt comme le font les DDT des départements voisins ? Sans ours, l’IPHB n’est désormais plus qu’un maillon inutile dans la liste déjà suffisamment longue des gestionnaires de l’eau, de la forêt ou de l’élevage.

Nul besoin de l’avis d’experts internationaux pour le comprendre.

Crédit Photo : Jean Lauzet